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Un plan national pour les migrateurs et la continuité écologique

Un plan national pour les migrateurs et la continuité écologique

C’est le 13 novembre 2009 que l’annonce concernant les barrages de la Sélune a été faite par la Secrétaire d’Etat à l’écologie, le jour de la signature du premier contrat d’objectifs avec l’Onéma et du lancement d’un plan d’action national pour la restauration des cours d’eau.

Ce plan, qui vise à restaurer la continuité écologique des cours d’eau d’ici 2015, comporte cinq volets :

1. La mise en place d’une base nationale de données sur les seuils et barrages : le Référentiel des obstacles à l’écoulement des eaux qui recense plusieurs dizaines de milliers de seuils et barrages,

2. La définition de priorités d’intervention par bassin, avec un objectif, celui de restaurer la continuité écologique des cours d’eau,

3. La révision des programmes des Agences de l’eau pour le financement de l’aménagement, d’ici 2012, de plus d’un millier d’ouvrages recensés comme prioritaires,

4. La mise en œuvre d’un programme d’interventions pour les services de police de l’eau sur les obstacles les plus perturbants pour les migrations piscicoles,

5. L’évaluation des bénéfices environnementaux, gage du suivi de l’efficacité des mesures mises en œuvre.

Espérons que cet nième plan soit le bon et suivi d’effet, sachant que, de la qualité hydrobiologique du réseau de petits affluents, dépend la richesse de la rivière principale.

Les enjeux sont considérables sur la multitude de petits seuils artificiels au niveau des têtes de bassin, banalisés par cinquante ans d’aménagements hydrauliques connexes aux travaux agricoles, forestiers et routiers.

Si leur restauration (et pas leur suppression ou leur arasement systématique) nécessite souvent peu de chose, leur nombre est considérable et leur entretien l’affaire de tous.